Mots, caractères, phrases, paragraphes et temps de lecture en direct. Et une mesure que la plupart des compteurs ne donnent pas, la largeur d'affichage en pixels, qui est le vrai critère de troncature de Google pour un title ou une meta description. Tout se calcule dans votre navigateur, rien n'est envoyé.
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Rendu approximatif dans les résultats Google, ordinateur
Mots les plus employés, hors mots vides
Aucun texte analysé.
Je repère les pages à écrire et celles à reprendre à partir des requêtes réelles, je les produis ou je les fais produire, puis je mesure ce qui progresse. C'est le cœur de mes accompagnements mensuels. Comptez de 300 à 1 500 € par mois selon le périmètre.
Je regarde votre site avant de répondre. Réponse sous 24 h en semaine.
Les fameuses limites de 60 et 155 caractères ne sont pas des règles édictées par Google. Ce sont des moyennes observées, traduites en caractères parce que c'est plus commode à manipuler. Le moteur, lui, dispose d'une largeur d'affichage fixe et coupe le texte quand il la dépasse.
La conséquence est très concrète. Un titre de 58 caractères en majuscules déborde, alors qu'un titre de 64 caractères composé de lettres fines passe entièrement. Les caractères larges sont les majuscules, le M, le W et les chiffres ; les caractères étroits sont le i, le l, le t, le f et les signes de ponctuation.
Le compteur ci-dessus mesure votre texte dans la police et la taille utilisées par Google sur ordinateur, soit de l'Arial 20 pixels pour le titre et de l'Arial 14 pixels pour la description. Les seuils de coupure retenus sont d'environ 600 pixels pour le titre et 920 pixels pour la description. Google ne les publie pas, ce sont les valeurs relevées dans les résultats et reprises par les simulateurs d'affichage.
Écrivez votre titre, sélectionnez le mode « Balise title » et regardez la barre. Si elle vire au rouge, ce n'est pas votre nombre de caractères qui pose problème, c'est le mot large placé à la fin. Remplacez-le par un synonyme plus étroit ou reformulez la fin, le titre repasse souvent au vert sans perdre d'information. Voir aussi le simulateur d'affichage, qui montre le rendu complet du bloc de résultat.
Ce sont les repères que j'applique, avec la raison derrière chaque chiffre. Aucun n'est une obligation technique, il s'agit de seuils d'affichage ou de lisibilité.
| Élément | Repère | Ce qui se passe au-delà |
|---|---|---|
| Balise title | 55 à 60 caractères, 600 px | Le titre est coupé par des points de suspension, et la fin est ce qui disparaît |
| Meta description | 145 à 155 caractères, 920 px | Coupure à l'affichage, nettement plus tôt sur mobile |
| Texte alternatif | Sous 125 caractères | Repère hérité d'anciens lecteurs d'écran qui découpaient l'alt à ce seuil. Aujourd'hui, c'est surtout une invitation à décrire l'image en une phrase |
| URL | Sous 75 caractères | Rien de technique, mais une adresse longue est tronquée dans les résultats et se partage mal |
| Intertitre H2 | Sous 70 caractères | Aucune limite, mais un intertitre long cesse de fonctionner comme repère de lecture |
| Paragraphe | 2 à 4 phrases | Un bloc plus long forme un pavé sur un écran de téléphone, et le lecteur saute au paragraphe suivant |
| Phrase | Sous 25 mots | Seuil classique de lisibilité, mesuré par le vérificateur ci-contre |
Le nombre de mots n'est pas un critère de classement. Google ne dispose d'aucun seuil au-delà duquel une page serait jugée meilleure. Les études qui trouvent une corrélation entre longueur et position la lisent souvent à l'envers. Les pages qui se positionnent sont longues parce qu'elles couvrent complètement le sujet, elles ne se positionnent pas parce qu'elles sont longues.
La bonne longueur se lit dans les résultats de votre requête, en une dizaine de minutes.
Pas les vôtres, ceux de Google, en navigation privée. Ce sont eux qui définissent le niveau attendu sur cette requête précise.
Hors menu, hors pied de page. Vous obtenez une fourchette réelle, pas une moyenne générale prise sur des études anglo-saxonnes.
C'est là que se trouve la valeur. La colonne « ce qu'aucun ne traite » est votre plan de page, et c'est elle qui décidera de votre longueur finale.
Dans cet ordre. Si vous êtes très en dessous de la fourchette, il manque une partie du sujet. Si vous êtes très au-dessus sans rien apporter de neuf, vous avez du remplissage à retirer.
Les écarts entre formats sont importants. Une définition simple peut être complète en quelques centaines de mots, quand un guide sur un sujet disputé en demande souvent plusieurs milliers. Je déconseille donc de fixer un chiffre avant d'avoir regardé les résultats. La longueur est ce à quoi une page arrive quand elle est complète, pas un objectif de départ. Voir aussi ma page sur le bon nombre de mots et sur le contenu mince.
La distinction utile n'est pas entre plateformes, elle est entre limite d'écriture, qui bloque la publication, et limite d'affichage, qui coupe le texte avec un « Voir plus » que presque personne ne clique. La seconde compte davantage que la première.
| Support | Limite d'écriture | Affiché avant coupure |
|---|---|---|
| X (Twitter), compte gratuit | 280 caractères | Tout, les liens et emoji compris dans le décompte |
| LinkedIn, publication | 3 000 caractères | Environ 210 caractères, soit trois lignes |
| Instagram, légende | 2 200 caractères | Environ 125 caractères dans le fil |
| Facebook, publication | 63 206 caractères | Environ 400 caractères |
| Titre YouTube | 100 caractères | Environ 70 caractères sur mobile |
| Description YouTube | 5 000 caractères | Environ 150 caractères avant « plus » |
| Fiche d'établissement Google, post | 1 500 caractères | Environ 80 caractères dans l'aperçu |
| Objet d'email | Aucune limite technique | 40 à 45 caractères sur mobile |
| SMS | 160 caractères | Au-delà, découpage en segments de 153 caractères facturés séparément |
Deux pièges reviennent souvent. Un emoji, ou un caractère absent de l'alphabet SMS, fait basculer le message en encodage Unicode, ce qui ramène la limite de 160 à 70 caractères par segment. Un message de 90 signes avec un seul emoji est alors facturé double. En français, é, è, à et ù font partie de l'alphabet SMS de base, mais pas ê, â, î, ô, û ni ë, si bien qu'un seul « être » suffit à changer d'encodage. Et sur X, un lien compte pour 23 caractères quelle que soit sa longueur réelle, ce qui rend inutile le passage par un raccourcisseur d'URL.
L'estimation affichée repose sur 200 mots par minute, un arrondi proche des 195 mots par minute mesurés en lecture silencieuse pour le français par l'étude IReST (Trauzettel-Klosinski et Dietz, 2012). C'est une moyenne, pas une mesure de votre lecteur. Un texte technique se lit plus lentement, un récit plus vite, et un lecteur qui balaie la page ne lit pas du tout au sens strict.
| Temps annoncé | Longueur correspondante | Format qui tombe naturellement dans cette tranche |
|---|---|---|
| 1 minute | Environ 200 mots | Actualité courte, description de produit, réponse à une question fermée |
| 3 minutes | Environ 600 mots | Définition de lexique, page de service courte |
| 5 minutes | Environ 1 000 mots | Article de fond, tutoriel en étapes |
| 10 minutes | Environ 2 000 mots | Guide complet, comparatif argumenté |
| 20 minutes | Environ 4 000 mots | Page pilier, étude de cas détaillée |
Afficher ce temps en tête d'article a un intérêt réel, puisque le lecteur décide s'il lit maintenant ou plus tard, au lieu de partir par prudence. En revanche, l'annoncer sur une page de trois minutes n'apporte rien, et l'annoncer faux se retourne contre vous.